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21.03.2026

Alice McHaffie, la star anglaise du basket fauteuil devenue "queen" de la Bonne Mère

Alice McHaffie, la star anglaise du basket fauteuil devenue "queen" de la Bonne Mère

Originaire de York (Angleterre) et déjà surnommée The Queen à Marseille à 21 ans, Lucie McHaffie commence à être un Commonwealth à elle seule. Le basket fauteuil, elle en fait depuis sept ans, et a participé à de nombreux championnats anglais. D'abord à la Woman's Premier League, puis au Senior GB Pathway (2e), et le Home Nations, où elle finit avec la médaille d'or.

Elle décide, après avoir échangé avec "Yoyo" Boustila, le président (et coach adjoint, et joueur) du club marseillais, de faire la saison en partie dans la cité phocéenne, où d'autres sujets de Sa Majesté étaient déjà présents. "Ben (Leitch) et James (Hazell) étaient déjà au club, explique Alice. J'ai ensuite disputé un match amical, on m'a invitée à venir, et c'est comme ça que je suis arrivée."

Un environnement plus pro en France
En quête de plus de compétitions, de plus d'entraînements - un ou deux en Angleterre contre quatre ou cinq en France - et d'un meilleur encadrement, McHaffie trouve ce qu'elle était venue chercher. "La ligue française est meilleure que la ligue au Royaume-Uni. Ici je suis venue chercher plus de niveau puis un bon coach, dit-elle en souriant à Boustila. Et puis ici, c'est vraiment un club familial."

Pour le HSB Marseille, posséder une joueuse dans ce championnat de France (qui est mixte) est un atout : au basket fauteuil, les équipes ne doivent pas dépasser les 14.5 points de "validité" par match histoire d'équilibrer les niveaux. Mais la classification pour les femmes est réduite de 1,5 point, pour favoriser la mixité.

"Elle ne se plaint jamais, ne demande jamais rien"
Surtout, "Alice a déjà fait quatre ou cinq matchs à plus de 25 points avec les garçons, donc je sais qu'elle peut s'imposer, assure Boustila. Et puis c'est difficile pour les garçons, à cause de l'ego."

La nouvelle venue amène de la fraîcheur au club marseillais. "Elle ne se plaint jamais, ne demande jamais rien, elle est toujours de bonne humeur et souriante, admire coach Boustila. Elle fait beaucoup d'efforts. Les gens ne le voient pas, mais jouer pour nous et aussi pour la Ligue anglaise, c'est difficile physiquement. Elle a du mérite."

En effet, il est fréquent que la Queen rejoigne l'Angleterre, non pas pour administrer le pays depuis Buckingham Palace mais pour y disputer le championnat féminin ou pour des sélections internationales. Il y a deux semaines, face à Hyères, elle n'a pas joué, malade. Mais elle était présente à La Martine... quelques minutes après avoir atterri à Marignane.

Que la Bonne Mère sauve la nouvelle Queen de la ville.